Pour les zoos suisses, une interdiction de la recherche serait un énorme revers

Vanessa - Kampagnenteam
Vanessa - Kampagnenteam
8 February 2022 Temps de lecture: 2 minutes
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Koalabär

zoosuisse, l'association des parcs zoologiques suisses gérés de façon scientifique, prend position sur l'initiative radicale visant à interdire l'expérimentation animale et humaine. L'association soutient les zoos qui contribuent à l'étude du monde animal. Cela inclut les expériences sur animaux de degré de gravité 0 ou 1 - c'est-à-dire les expériences qui n'entraînent aucune contrainte ou seulement des contraintes minimales pour les animaux, comme les études d'observation. L'initiative veut interdire cela. Mais une acceptation signifierait également pour les zoos suisses que les médicaments testés sur les animaux ne seraient plus autorisés pour leurs propres animaux.

La recherche fondamentale sur le monde animal serait fortement touchée

zoosuisse cite différentes études qui seraient désormais interdites, par exemple la recherche fondamentale sur les maladies d'animaux protégés comme la cistude d'Europe ou le gypaète barbu. L'expérimentation animale permet de déterminer si la santé des animaux est suffisamment bonne pour permettre leur réintroduction. L'efficacité des médicaments pour les animaux sauvages est également testée. D'autres expériences aident par exemple à développer un tube de protection pour les castors afin de les empêcher de se noyer dans les puits d'eaux usées. Mais la recherche sur la sociologie des chauves-souris serait également concernée. De telles études comportementales permettent de mieux comprendre les animaux et de mieux les protéger, ou encore d'optimiser leur hébergement.

La formation vétérinaire serait limitée

Si l'initiative est acceptée, toutes les expériences sur les animaux seront interdites, même celles qui n'impliquent pas de contrainte. Selon zoosuisse, cela mettrait en péril les progrès de la recherche fondamentale sur les espèces animales menacées et sur les animaux sauvages indigènes. La formation des futurs vétérinaires perdrait également en qualité, car ils ne pourraient plus pratiquer d'interventions sur des organismes vivants. En résumé, la situation des animaux, qu'il s'agisse d'animaux sauvages, domestiques ou d'élevage, se dégraderait fortement. Les animaux feraient les frais de cette initiative, raison pour laquelle zoosuisse la rejette sans équivoque.